Une machine ne voit rien. Elle reconnaît, elle rapproche, elle restitue la moyenne de ce qu’on lui a montré. C’est déjà beaucoup, et ce n’est toujours pas un regard.
Ce dossier raconte une tentative : transmettre un oeil à un outil. Reconnaître ce qui trahit une production sans main, nommer ce qu’un directeur artistique sait et qu’un modèle ignore, écrire le goût sous forme de contraintes lisibles, et fabriquer, lentement, une machine qui décide un peu comme moi. Sans jamais lui laisser la dernière décision : celle-là ne se délègue pas, elle s’assume.
À lire dans l’ordre. Chaque partie suppose la précédente.