J’ai vu trop de marques découvrir au pire moment que leur site ne leur appartenait pas. Elles croyaient posséder, elles louaient. La différence ne se voit pas au quotidien. Elle se paie le jour où l’on veut partir.
Le loyer invisible
Un site monté sur une plateforme fermée n’est pas à vous. Vous occupez un emplacement. Le jour où le prix monte, où la plateforme change ses règles, retire une fonction ou disparaît, vous n’emportez rien. Vos pages vivent dans un format que personne d’autre ne sait lire. Migrer, c’est tout refaire. Ce n’est écrit nulle part en toutes lettres, mais c’est bien le contrat.
Le domaine d’abord
Le nom de domaine est le seul actif que vous possédez vraiment. Tout doit s’y rattacher : le site, les e-mails, l’identité. Un domaine à vous, chez un registrar neutre, et le reste peut bouger sans rien casser. C’est la première décision d’un projet. On la prend rarement au sérieux, sans doute parce qu’elle coûte quelques euros par an et qu’elle n’a l’air de rien.
Des fichiers, pas une base captive
Mon parti pris : un site qui tient sur des fichiers texte, versionnés, hébergeables partout. Astro compile tout en HTML statique. Le contenu vit en Markdown, dans votre dépôt git. Changer d’hébergeur prend une heure. Rien n’est prisonnier, pas même de moi : un autre développeur peut reprendre le projet demain, tout est lisible. Posséder son site n’est pas un slogan, c’est une architecture.
Louer reste confortable au départ, je ne prétends pas le contraire. Posséder demande juste un choix technique, pris au bon moment. Ce choix, c’est le mien par défaut.