Sur ce site, une échelle typographique décidée au début du chantier vit aujourd’hui dans var(--fs-38_). Personne ne l’a retraduite en route. C’est ce qui arrive quand la décision et la feuille de style ont le même auteur.
Un projet web classique, lui, traverse plusieurs étapes : DA, UI, intégrateur, développeur.
4 étapes, 4 traductions
Chaque passage est une traduction, et une traduction perd toujours quelque chose. Le brief se dilue, la maquette interprète le concept, l’intégration interprète la maquette. Le résultat ressemble à l’idée de départ vu de loin. Rarement de près.
Personne n’est en faute. C’est le découpage qui veut ça, et le client paie cette friction dans les allers-retours et les compromis, sans jamais la voir apparaître sur un devis.
Aucune de ces étapes n'est fautive, c'est leur nombre qui creuse l'écart.
L’IA prend l’exécution, pas la continuité
Depuis 2004, j’ai appris chaque maillon parce que le métier m’y a poussé, de Flash à l’IA. Je tiens aujourd’hui la chaîne d’un bout à l’autre : l’angle, la direction artistique, le design system, l’intégration, le déploiement. Une intention survit mieux quand elle ne change pas de porteur.
Le trajet ne raccourcit pas, ce sont les passages qui disparaissent.
L’IA a rendu ça possible à l’échelle d’une personne, et c’est nouveau. Elle exécute vite, sans se lasser du travail répétitif. En revanche elle ne sait pas pourquoi cette échelle typographique a été choisie plutôt qu’une autre, donc elle ne peut pas la défendre trois mois plus tard contre une demande qui l’arrangerait.
Ce site compile 242 pages à chaque build, dans deux langues, avec une seule media query de largeur sur l’ensemble.