Open source évoque encore, pour certains, le bricolage gratuit et un peu fragile. J’entends régulièrement cette réserve, et je la comprends : gratuit, dans nos têtes, rime rarement avec sérieux. Mon expérience dit l’inverse. Les outils que j’utilise, Astro pour le site, Sveltia pour l’édition, sont construits au grand jour, relus par des milliers de gens, corrigés en continu. La qualité ne vient pas malgré l’ouverture. Elle en vient.
Inspectable, donc fiable
Un outil open source, je peux lire son code. Je sais ce qu’il fait, comment il le fait, ce qu’il envoie. Aucune boîte noire, aucune surprise le jour d’un audit. Quand un client me demande où passent ses données, je peux répondre précisément. Un service propriétaire répond « faites-nous confiance ». C’est peut-être vrai. Ce n’est jamais vérifiable.
Pas de loyer, pas de laisse
Astro et Sveltia ne facturent rien et n’enferment rien. Pas d’abonnement qui grimpe, pas de fonction rançonnée, pas d’éditeur qui ferme boutique en emportant vos données. Si demain je veux changer de brique, le format reste standard : du HTML, du Markdown, du git. L’open source n’est pas l’économie du pauvre. C’est une assurance, souscrite une fois pour toutes.
Le nombre au service de la robustesse
Un projet ouvert et populaire est éprouvé par un monde entier d’usages. Les bugs remontent vite, les correctifs arrivent vite, la documentation existe vraiment. Un outil fermé n’est testé que par ceux qui le vendent. Des milliers de regards valent mieux qu’une équipe et un secret. C’est d’ailleurs pour ça que je publie mes propres outils en open source : pas par idéologie, par cohérence.
Je ne choisis pas ces outils parce qu’ils sont gratuits. Je les choisis parce qu’ils sont meilleurs, et surtout parce qu’ils le restent.