Ce site fonctionne sans serveur ni base de données, pas de plugin. Un build produit 234 fichiers HTML, un CDN les sert tels quels. On me dit parfois que c’est un retour en arrière.
Ce qui n’existe pas ne se pirate pas
Une bonne part des attaques du web vise des choses qui ne sont pas là : une base à interroger de travers, un formulaire qui exécute, un greffon abandonné depuis deux ans. Rien à injecter, rien à corrompre, rien à forcer.
Il reste une surface, et elle est petite : l’admin, qui parle à l’API GitHub avec un jeton de session. C’est le seul endroit du site que je surveille, et c’est pour ça que le script du CMS y est épinglé par version et par empreinte. La sécurité la plus tranquille reste celle qu’on n’a pas à défendre, à condition de savoir exactement ce qui échappe à la règle.
Quatre surfaces d'un côté, une seule de l'autre, et c'est celle-là qu'on surveille.
Rien à faire tomber, rien à entretenir
Un pic de trafic qui met un site dynamique à genoux glisse sur des fichiers dupliqués au plus près du visiteur. Le jour d’un lancement, quand l’audience monte d’un coup, la question ne se pose pas. Cette robustesse ne s’ajoute pas après coup : elle est dans l’architecture, ou elle n’y est pas.
Le même pic de trafic : en haut trois choses à faire tomber, en bas aucune.
Le reste suit. Pas de serveur à patcher tous les mois, pas de mise à jour de sécurité en urgence un vendredi soir. L’hébergement coûte une fraction d’un site dynamique, souvent rien du tout, et l’argent va au design et au contenu plutôt qu’à la tuyauterie.
Un site statique ne tombe pas parce qu’il n’y a rien qui tourne. C’est moins un exploit qu’une conséquence.