Une amie a lancé son activité de sophrologue il y a un an. Ancienne journaliste, elle sait écrire, et elle rapporte de ses voyages en fauteuil roulant des photos superbes. Elle veut un site pour réunir son offre au propre : Instagram a ses limites, et des prospects lui demandent régulièrement son site.
Je lui ai répondu, un peu sèchement, de commencer seule. Plutôt que des heures de discussion, trois Word, trois zip et trois e-mails, un prototype grossier monté avec Claude : du slop bien ronflant, et 70 % du travail. Elle l’a fait. Un fichier HTML de 405 Ko, 7 pages, 3 langues, 20 photos.
Du slop, sur commande
J’écrivais en juillet que le meilleur brief est un brouillon. Celui-là a la forme que je retire de mon générateur depuis juin, le slop, et elle ne gêne personne : elle part à la poubelle, ses textes et ses photos restent. Le prototype me montre ce qu’elle veut, dans ses mots, sur 7 pages.
Les 30 % qui restent
Ils sont pour moi : la DA, le plan du site, l’UI, l’UX, l’expérience d’ensemble. Le 26 octobre, Claude a transcrit les 7 pages dans le CMS que je construis pour le web, les réseaux et l’imprimé, mêmes sections, même ordre. Puis j’ai sculpté. Le logo faisait 40 pixels dans un coin, il ouvre maintenant l’accueil en plein écran. La presse et les témoignages étaient rangés dans deux pages du menu : ils remontent sur l’accueil, en fiches qui peuvent aussi nourrir un post ou un carrousel. Le courriel et WhatsApp, dessinés comme les réseaux, deviennent deux gros boutons, pour qu’on lui écrive avant de la suivre.
Son prototype aurait pu partir en ligne tel quel, un fichier HTML s’héberge en une minute. Un site utile ne coûte plus grand-chose en 2026. Un site terminé à 70 % peut coûter cher en manque à gagner.
Le 27, une V2 tient en 4 pages au lieu de 7, et un bouton passe de l’une à l’autre. Une fois la version choisie, l’autre disparaîtra, et le bouton avec elle.



